
Nicolas Winding Refn : Drive
Avis aux retardataires !!! : foncez vite voir cette petite merveille, qui s’impose d’emblée en pole-position des films de l’année.

Nicolas Winding Refn : Drive
Avis aux retardataires !!! : foncez vite voir cette petite merveille, qui s’impose d’emblée en pole-position des films de l’année.

Comme le dit l’auteur dans une lettre écrite à sa femme (qu’il n’enverra jamais) : ‘Mon coeur sera toujours du côté de l’ivrogne, du poète, du prophète, du criminel, du peintre, du fou, de tous ceux qui aspirent à s’isoler de la banalité du quotidien‘.
Enfin traduite et publiée en France pour la première fois depuis sa parution en 1968, cette autofiction nous permet de découvrir un de ses perdants magnifiques qui, à l’instar d’un Fante ou d’un Bukowski, excelle dans l’exercice de l’autoflagellation.
Un de ces hommes avec qui l’on aurait aimé se prendre une sérieuse cuite à refaire le monde sur le zinc d’un bistrot.
Les éditions Monsieur Toussaint Louverture mérite une ovation pour avoir enfin exhumé cette oeuvre culte de la littérature américaine, dans un écrin particulièrement soigné.

Frederick Earl Exley : ‘Le Dernier stade de la soif‘ (éd. Monsieur Toussaint Louverture)
Préface de Nick Hornby
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Philippe Aronson & Jérôme Schmidt
448 p., 23,50 euros.

Sorti en 1960, ce film fait parti de ces oeuvres pionnières du cinéma indépendant américain, tout comme le Petit Fugitif, qui le précéda de quelques années.
Oeuvre hybride à mi chemin entre le film documentaire, la fiction et le projet expérimental, il démystifie complètement l’American Way of Life alors en pleine apogée, avec une force qu’il ne m’avait pas été donnée de rencontrer depuis la lecture du ‘Revolutionary Road’ (‘Les Noces Rebelles‘) de Richard Yates.
Judith Mac Guire, femme sous influence récemment divorcée, débarque dans la pimpante Los Angeles pour tâcher d’y reconstruire sa vie.
Par la voix off d’un narrateur qui pourrait être son partenaire imaginaire ou sa raison, nous découvrons peu à peu les profondeurs de son mal-être, qu’elle tâche de fuir en s’adonnant aux divers plaisirs que la société de consommation lui procure : salons de coiffure, matchs de catch, clubs de strip-tease ou encore spectacle de travestis .
Sur cette forme narrative déstructurée, les images de l’héroïne filmée lors de ses déambulations dans cette ville anxyogène se mêlent habilement à d’incroyables scènes de rue prises sur le vif, collectées par les réalisateurs entre 1956 et 1960.
Ces images spectaculaires à la superbe photographie (notons qu’Helen Levitt a également participé au projet), magnifiquement orchestrées par Sidney Meyers, témoignent par leur puissance de la folie ordinaire de l’homo consumeris.
On assiste ainsi ébahis à d’incroyables moments d’hystérie collective superbement filmés, avec pour point culminant cette scène tournée au cours d’une procession où des fidèles en transe viennent recevoir à la chaîne leur bénédiction.
Même si cette oeuvre est le fruit d’un travail collectif, Joseph Strick fût l’instigateur de cet O.F.N.I, et celui-ci prend encore plus d’ampleur après avoir regardé les bonus de cette édition DVD, toujours soignés chez la respectable maison Carlotta.
En effet, les entretiens avec ce réalisateur sur les coulisses du film et sur sa vision de l’Amérique s’avèrent captivants, et le personnage impose de suite un certain respect.
Quant à son reportage sur la guerre du Vietnam, ‘Interview with My Lay veterans‘, qui remporta en 1971 l’oscar du meilleur court-métrage documentaire, il mérite à lui seul l’acquisition de ce DVD : un véritable voyage au bout de l’enfer (22 mn), dont on ne ressort pas tout à fait indemne.
Joseph Strick/Ben Maddow/Sidney Meyers : ‘The Savage Eye’ (Carlotta Film)
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Encore un acte qui confirme que le Dubstep est aux années 2000 ce que le Trip-Hop fût aux 90′s : Massive Attack et Burial collaborent le temps d’un maxi, ‘Four Walls’, qui sortira le 17 octobre prochain en édition limitée à 1 000 exemplaires.
Cet E.P. comprendra deux titres d’environ douze minutes, ‘Four Walls’, en écoute ci-dessous, et un remix du morceau ‘Paradise Circus’ figurant sur le dernier album de Massive Attack, ‘Heligoland‘ (qu’on a tous déjà oublié !).
Même si le projet pouvait faire un peu peur de prime abord, l’écoute de ce ‘Four Walls’ s’avère vraiment convaincante, avec un climat urbain comme Burial en a le secret.
De quoi nous faire encore patienter jusqu’à la sortie de son prochain L.P.
Massive Attack vs. Burial : ‘Four Walls’ (Inhale Gold/The Vinyl Factory)
http://www.vfeditions.com/product/view/43
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Allez, on se met à l’horizontale, on allume les bougies, et on se laisse porter par cette compilation Astral Travelling concoctée par Optimo, avec évidemment du Pharoah Sanders, du Sun Ra, du Alice Coltrane et encore plein de spiritual jazz dedans.
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Tagué optimo, Sun Ra, Alice Coltrane, Pharoah Sanders, Astral Jazz, Spiritual Jazz, Free Jazz, JD Twitch

Triste ironie du sort que l’annonce aujourd’hui du décès de cette légende du folk britannique à l’âge de 67 ans, des suites d’un cancer contre lequel il se battait depuis plusieurs années.
Ignorant ce sinistre fait, je me disais dernièrement en redécouvrant ses premiers albums solo qu’il serait bien de faire un billet sur ce virtuose de la douze cordes, avant qu’il ne passe l’arme à gauche et qu’une énième compilation post-mortem ne vienne dévoiler au public ‘un des plus grands songwriters de tous les temps’.
Nombre d’artistes n’auront en tout cas pas attendu cette triste nouvelle pour rendre hommage à son talent et le reconnaître comme une influence majeure de son vivant : de Nick Drake à Jimmy Page, en passant par Johnny Marr, ou encore Neil Young, rien que ça !
Ce dernier s’inspirera d’ailleurs de son Needle of death pour écrire sa propre diatribe sur l’héroïne, The Needle and the damage done ou encore pour la composition de son Ambulance Blues.
Une légende du folk vient donc de s’éteindre, mais toute son oeuvre reste à redécouvrir.
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Tagué Bert Jansch, Needle of death, Neil Young, Pentangle, The needle and the damage done
Vu que les nuits commencent à être un peu fraîches, un petit Plaid est plutôt le bienvenu.
Pour fêter la sortie sur Warp de leur dernier L.P. ‘Scintilli’, les deux vétérans nous offrent, via FACT Mag, une demi-heure de mix d’électronica pour accompagner nos dernières soirées à pouvoir contempler les étoiles.
Plaid : ‘Scintilli’ (Warp Records)

Putain ! Mais qu’est-ce qui m’a encore pris d’aller me foutre dans un tel bordel !?!
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Tagué Bertrand Bonello, L'Apollonide, Souvenirs de la Maison Close