Si l’on peut en effet lui reprocher de ne guère se renouveler, Burial n’a néanmoins pas son pareil pour créer ces ambiances nocturnes et urbaines à souhait, et il nous offre encore avec ce maxi une belle preuve de ce talent.
Neuf titres hantés inspirés par un cycle de Schubert, et composés par The Caretaker (aka James Leyland Kirby) en téléchargement gratuit, ça ne se refuse pas !
La bande-son idéale pour ce petit séjour à la montagne à l’Hôtel Stanley.
Alors que ce soir, je suis bien peinard à la maison, pépère au chaud dans mes petits chaussons, je me surprends tout de même à me dire encore : ‘Vivement samedi prochain !!!’
Bien qu’il m’ait laissé indifférent au point de l’oublier très vite sur le moment, je redécouvre l’album de Michel Cloup paru l’an dernier avec une tout autre oreille, certainement plus disposée dernièrement à écouter de la chanson à texte (manifestation plus connue sous le nom de syndrome de ‘La Fossette‘).
Alors peut-être que je vieillis également mais, même si tous ces titres n’ont pas le piquant et la saveur du Diabologum d’antan, des chansons telles que ‘L’enfant‘, ‘Notre Silence‘ ou encore ‘Cette Colère‘ arrivent finalement à me toucher, par ces scènes de la vie ordinaire qu’elles décrivent, par la simplicité des mots, et de la musique qui les porte.
Après la magnifique rétrospective Diane Arbus, le Jeu de Paume nous promet de nouveau une belle exposition, en présentant prochainement les travaux de Berenice Abbott, une autre légendaire photographe, chez qui la première fit d’ailleurs ses classes.
Quand on voit ce qu’a pu devenir l’élève, il est temps désormais de se pencher un peu sur la carrière de l’un de ses maîtres.
Une nouvelle compilation du label Soul Jazz Records, où sont réunies notamment quelques vieilles galettes Disco/House de la fin des années 80, sur lesquelles les Shemale du New-York Underground venaient se trémousser en prenant des poses de divas.
Idéale pour s’organiser un Gay Tea Dance entre amis à la maison !
Dominique A : ‘La Fossette‘, édition spéciale (EMI, 2012)
Evidemment, depuis ce beau concert au Théâtre de la Ville, ‘La Fossette‘ et d’autres albums de Dominique A tournent de nouveau en boucle par chez moi (le sombre ‘Remué‘ notamment).
Je viens même de craquer tout dernièrement pour cette réédition avec une appréciable remasterisation, et surtout, de très beaux bonus : ‘Un disque Sourd’, la pré-maquette autoproduite sortie à l’époque à 150 exemplaires, ainsi qu’une belle poignée d’autres titres inédits.
Ses huit albums studio ont ainsi tous été réédités et remasterisés dernièrement, avec un disque d’inédits en bonus à chaque fois.
Une belle opportunité pour découvrir ou redécouvrir l’oeuvre de cet incontournable artiste français.
Au Théatre de la Ville, l’émotion était au rendez-vous ce soir là pour ces retrouvailles avec ‘La Fossette’, cette petite perle minimaliste qui, 20 ans auparavant, marquait d’une pierre blanche le paysage musical français.
Dominique A nous offrait deux concerts à Paris pour célébrer l’anniversaire de son oeuvre fondatrice, devenue depuis objet de culte pour beaucoup d’entre-nous. Avec une première partie où il revisitait en trio l’intégralité de cet album dans l’ordre, puis une seconde partie autour de morceaux inédits à paraître sur son prochain album, ‘Vers les Lueurs’, interprétés en groupe avec un quintet à vent.
Dans ce cadre intime, bien qu’un peu coincé, ce n’était pas également sans une certaine appréhension que nous attendions patiemment le lever de rideau. Car, bien qu’elle nous ait souvent accompagné à diverses périodes de notre vie depuis, on se demandait néanmoins si cette ‘Fossette‘ ne prendrait pas quelques rides sur scène avec le temps.
Dès les premières notes de ‘Vivement Dimanche‘, nous comprenons d’emblée qu’il n’en sera rien , en s’en voulant déjà d’avoir douté un instant du talent de cet artiste.
Seuls la voix, moins frêle mais à parfaite maturité, et les arrangements changent : guitares électriques, un piano qui remplace le synthé original, un peu d’accordéon, et un Moog pour les incursions électroniques ça et là. Bien que l’on regrette un court instant un traitement moins lo-fi qu’à son origine, la mutation s’avère juste parfaitement réussie, à l’image de ce disque qui a su résister à l’épreuve du temps.
Dominique A et ses musiciens nous dévoilent au fur et à mesure de ces morceaux l’ampleur de leur brio. A la fin de ‘Va t’en‘, on jubile déjà complètement de retrouver ces guitares parfaitement incisives, noisy à souhait. Puis viennent ‘L’un dans l’autre’, dans une superbe interprétation, ‘Mes Lapins‘ aux guitares acérées, ‘Sous la Neige‘ que l’on écoute la gorge nouée, et ‘Le Courage des Oiseaux‘, tant attendu, et qui réussit à passer l’épreuve de ne point décevoir. ‘Passé l’Hiver’, toujours la gorge nouée, puis, la suite passe très vite, dans la confusion d’une douce mélancolie propre à ces intimes comptines. On arrive sans s’en rendre compte à la fin de cette première partie, en se félicitant déjà d’être venus ici célébrer cette oeuvre en grande pompe.
Après l’entracte, changement d’ambiance, avec une formation plus étoffée. Les nouveaux morceaux se dévoilent peu à peu, et nous laissent apercevoir un album prometteur, tourné vers la lumière comme l’indique son titre, une initiative bienvenue par les temps qui courent.
‘Contre un Arbre’, ‘Quelques Lumières‘, ‘Mainstream’ ou ‘Close West‘ redonnent au mot rock (et français, de surcroît!) toutes ses lettres de noblesses, tandis que des titres plus calmes comme ‘Parce que tu étais là‘ ou ‘Vers les Lueurs’ s’avèrent littéralement captivants, avec des textes à la plume toujours aussi parfaitement maîtrisée.
Après une première ovation, où le public finit enfin par se lâcher pour un juste retour aux artistes, un beau rappel reste encore devant nous.
‘Le Sens‘, magnifié dans une version solo, puis ‘En Secret’ et ‘Le Métier de Faussaire‘ pour conclure parfaitement cette fabuleuse prestation.
Une seconde ovation, où l’on n’y croit plus, mais comme ce soir, la lumière est parmi nous, Il revient, pour un ultime rappel : une version poignante de ‘Pour la peau‘ en solo, qu’il terminera A capella, histoire de finir de nous mettre à genoux.
Une nouvelle date est déjà programmée pour le mardi 19 juin 2012 au Casino de Paris. A bon entendeur …
En 1991, Les Inrockuptibles invitaient la fine fleur Indé du moment (House of Love, Pixies, Ian McCulloch, Nick Cave ou John Cale pour n’en citer que quelques uns) à reprendre les chansons de Leonard Cohen sur un tribute album intitulé ’I’m your Fan‘, resté dans les annales.
Aujourd’hui, alors que le vétéran canadien reprend du service avec ‘Old Ideas‘, son nouvel album, c’est au tour du magazine britannique Mojo de se prêter à cet exercice.
Et de nous offrir encore, en hommage à cette irréprochable carrière, quelques sympathiques relectures de fans, même s’il s’avère assurément impossible de surpasser le Maître en son royaume.
Bill Callahan : ‘So Long Marianne’
Une autre cover, glanée sur le net, plutôt réussie :
Bradford Cox : ‘Seems so long ago, Nancy’
Et quelques titres de la compilation ‘I’m your Fan‘
Et la lumière fût …
Dominique A au Théatre de la Ville – 27/01/2012
Au Théatre de la Ville, l’émotion était au rendez-vous ce soir là pour ces retrouvailles avec ‘La Fossette’, cette petite perle minimaliste qui, 20 ans auparavant, marquait d’une pierre blanche le paysage musical français.
Dominique A nous offrait deux concerts à Paris pour célébrer l’anniversaire de son oeuvre fondatrice, devenue depuis objet de culte pour beaucoup d’entre-nous. Avec une première partie où il revisitait en trio l’intégralité de cet album dans l’ordre, puis une seconde partie autour de morceaux inédits à paraître sur son prochain album, ‘Vers les Lueurs’, interprétés en groupe avec un quintet à vent.
Dans ce cadre intime, bien qu’un peu coincé, ce n’était pas également sans une certaine appréhension que nous attendions patiemment le lever de rideau. Car, bien qu’elle nous ait souvent accompagné à diverses périodes de notre vie depuis, on se demandait néanmoins si cette ‘Fossette‘ ne prendrait pas quelques rides sur scène avec le temps.
Dès les premières notes de ‘Vivement Dimanche‘, nous comprenons d’emblée qu’il n’en sera rien , en s’en voulant déjà d’avoir douté un instant du talent de cet artiste.
Seuls la voix, moins frêle mais à parfaite maturité, et les arrangements changent : guitares électriques, un piano qui remplace le synthé original, un peu d’accordéon, et un Moog pour les incursions électroniques ça et là. Bien que l’on regrette un court instant un traitement moins lo-fi qu’à son origine, la mutation s’avère juste parfaitement réussie, à l’image de ce disque qui a su résister à l’épreuve du temps.
Dominique A et ses musiciens nous dévoilent au fur et à mesure de ces morceaux l’ampleur de leur brio. A la fin de ‘Va t’en‘, on jubile déjà complètement de retrouver ces guitares parfaitement incisives, noisy à souhait. Puis viennent ‘L’un dans l’autre’, dans une superbe interprétation, ‘Mes Lapins‘ aux guitares acérées, ‘Sous la Neige‘ que l’on écoute la gorge nouée, et ‘Le Courage des Oiseaux‘, tant attendu, et qui réussit à passer l’épreuve de ne point décevoir. ‘Passé l’Hiver’, toujours la gorge nouée, puis, la suite passe très vite, dans la confusion d’une douce mélancolie propre à ces intimes comptines. On arrive sans s’en rendre compte à la fin de cette première partie, en se félicitant déjà d’être venus ici célébrer cette oeuvre en grande pompe.
Après l’entracte, changement d’ambiance, avec une formation plus étoffée. Les nouveaux morceaux se dévoilent peu à peu, et nous laissent apercevoir un album prometteur, tourné vers la lumière comme l’indique son titre, une initiative bienvenue par les temps qui courent.
‘Contre un Arbre’, ‘Quelques Lumières‘, ‘Mainstream’ ou ‘Close West‘ redonnent au mot rock (et français, de surcroît!) toutes ses lettres de noblesses, tandis que des titres plus calmes comme ‘Parce que tu étais là‘ ou ‘Vers les Lueurs’ s’avèrent littéralement captivants, avec des textes à la plume toujours aussi parfaitement maîtrisée.
Après une première ovation, où le public finit enfin par se lâcher pour un juste retour aux artistes, un beau rappel reste encore devant nous.
‘Le Sens‘, magnifié dans une version solo, puis ‘En Secret’ et ‘Le Métier de Faussaire‘ pour conclure parfaitement cette fabuleuse prestation.
Une seconde ovation, où l’on n’y croit plus, mais comme ce soir, la lumière est parmi nous, Il revient, pour un ultime rappel : une version poignante de ‘Pour la peau‘ en solo, qu’il terminera A capella, histoire de finir de nous mettre à genoux.
Une nouvelle date est déjà programmée pour le mardi 19 juin 2012 au Casino de Paris. A bon entendeur …
http://www.commentcertainsvivent.com/
Share this:
WordPress:
→ Poster un commentaire
Publié dans Musique
Tagué Comment certains vivent, Dominique A, La Fossette, Théatre du Châtelet, Vers les Lueurs