Avec ce pseudo rigoureusement choisi, Danny Coughlan, aka Crybaby, ne trompe pas et se place d’emblée dans la catégorie des nostalgiques des 50′s.
Il ne faut en effet pas se fier aux apparences physiques souvent trompeuses, qui font que ce garçon évoquerait plutôt un Moby qui se serait mis au folk qu’un Elvis des années 00.
Le Rock’n'Roll, c’est avant tout dans la peau, et ce n’est pas parce que Mère Nature ne nous a pas gratifiés d’une chevelure dont la nature est propre à se soumettre à la coiffure du King, que l’on n’a pas pour autant un ‘coeur de rockeur‘ (salut à toi, Julien !).
Ainsi donc, et pour clôre cette petite parenthèse capillaire, ce garçon remporte avant toute écoute ma plus profonde sympathie.
Musicalement, le premier album de ce nouveau crooner à tendance romantico-dépressive évoque à la fois les ballades sirupeuses taillées pour coeurs brisés du Big O., Richard Hawley pour la même nostalgie de ces friandises tutti-frutti, ou inévitablement Morrissey, dont l’influence pourrait même tourner au vulgaire plagiat si elle n’était pas plutôt finement digérée (des titres tels ce ‘I cherish the heartbreak more than the lover that I lost‘ ou encore, certains effets de voix).
Loin d’être tous des morceaux parfaitement aboutis, ces chutes de studios et enregistrements live semblent être tout de même un cran au-dessus de tous les insipides (inaudibles) fonds de gamelles resservis habituellement, dans le seul et unique but de rebooster les ventes.
Valérian vu par Manu Larcenet, tome 1 : ‘L’Armure du Jakolass‘ (Dargaud)
Manu Larcenet revisitant une B.D. de science-fiction, c’est sûr, c’est pas dans la même veine que feu Ray Bradbury, mais on se laisse tout autant porter dans ses délires avec délectation !