Bertrand Bonello : ‘L’Apollonide, Souvenirs de la Maison Close’

Putain ! Mais qu’est-ce qui m’a encore pris d’aller me foutre dans un tel bordel !?!

10 réponses à “Bertrand Bonello : ‘L’Apollonide, Souvenirs de la Maison Close’

  1. Galaxie de la Ronce

    je ne suis pas encore allée voir le film, mais avant sa sortie je suis restée plantée au moins 10 mn devant l’affiche, en plus j’ai pas franchement un look de goudou ! Je n’ose pas imaginer comment je vais être après le film …

  2. Galaxie de la Ronce

    à la russe (chaud/froid) ! bon, ne m’en dis pas plus merci …

  3. Galaxie de la Ronce

    PS : m’échauffer n’est pas le mot en ce qui me concerne, mais je parle de l’affiche en tant que tel ! (la tête coupée …)

  4. sittin'pretty (without my head)

    C’est quoi « un look de goudou », Galaxie ?

  5. Refroidi est l’adjectif qui convient, totalement d’accord avec toi ! Le film échoue sur bien des plans. Selon moi, Bonello ne sait pas filmer un corps de femme et puis en ce qui concerne sa vision de l’érotisme, elle donne simplement envie de fuir au plus vite. Et puis vraiment, ce film n’a rien à dire… Quelle plaie parfois ce cinéma d’auteur à la française !!!

  6. Galaxie de la Ronce

    Hello pretty pretty !
    alors un look de Goudou c’était un style/look bien spécifique ds les 90 ‘s qui prouvait que tu étais attirée par les filles (lesbienne), et pour une certaine reconnaissance il y avait un code vestimentaire : horrible ! mais à ce jour ça a l’air de changer un peu … Je réponds à ta question ?

    je te mets un lien/photo (je ne sais pas si ça marche), regarde ! ça casse …

  7. Oh oui Galaxie tu réponds !
    Je ne t’imaginais pas exactement comme ça ; enfin, les tattoos ok, les abdos pourquoi pas, mais cette posture de petite frappe prête à avoiner …

  8. Galaxie de la Ronce

    Oui Pretty Pretty je te réponds, tu as raison de ne pas m’imaginer comme ça puisque je suis pire encore et j’ai une voix d’homme, mes ongles font 1,50 m de long car je prépare un concours pour le livre des Guinness 2012 !!!

  9. Pour ma part, j’avoue avoir bien apprécié le Bonello sauf la fin maladroite avec l’insert contemporain. C’est un film très référencé, qui renvoie à l’atmosphère fin du 19eme siècle décadente, avec bien évidemment la référence à l’homme qui rit de Hugo (à moins que ce ne soit le Batman de Burton), les volutes d’opium, l’exotisme de pacotille cache misère de la maison close… Bonello se défend beaucoup de toutes ces références qu’il dit inconscientes car c’est là qu’on peut l’attaquer : il ne serait qu’un faiseur roublard, postmoderniste et esthète. C’est le dernier point qui porte le plus à la dispute, l’artificialité du film et l’esthétisation de la prostitution sans point de vue ni position claire (Bonello se défend un peu facilement de toute position sociologique ou morale et plus légitimement d’avoir voulu faire un film à thèse). Il faut dire qu’avec sa scène finale montrant des prostituées en bordure de périf’, Bonello tend le baton . Néanmoins, il y a quand même de beaux moments de ciné, notamment l’incroyable séquence du début de film, très formaliste certes, mais d’un formalisme comme on en voit peu, hormis peut-être chez le De Palma seventies (par ailleurs, il y a aussi du split screen dans le film). Je parle bien sûr de la séquence inaugurale de la mutilation qui s’enroule comme une volute spatiale et temporelle, faite d’avancées et de retours, avant de délivrer la scène choc matrice du film. Je comprends que tout cela puisse énerver ou simplement laisser indifférent, par sa gratuité ou ses complaisances, néanmoins je pense qu’on ne trouve pas ça si souvent dans le cinéma contemporain, je veux parler de ce plaisir formel de cinéma et quand même d’une certaine audace, au risque parfois de se casser les dents et de friser le ridicule.

    Concernant le « cinéma d’auteur à la française », contrairement à Fred, je trouve que cette critique est un peu gratuite d’autant plus que Bonello est aux antipodes de cela : c’est en fait quelqu’un qui est nourrit de références plus cosmopolites, de culture musicale et cinématographique américaine, de film de genre, voire de série B (aparté : d’ailleurs l’opposition de ces tranches de contemporanéité anachroniques avec le récit est assez systématique dans le film, surtout avec les inserts musicaux sixties-seventies à blinde dans les séquences « émotions » même si cela apporte à l’étrangeté temporelle du film, tout en flottement dans une temporalité incertaine plus picturale et symbolique que réelle). Tout au plus ce serait un « Tarantino » à la française (musique et synthèse habile de références) la prétention « auteuriste » en plus (de ce point de vue-là je rejoint la critique « auteur »), mais absolument pas ce que l’on entend trop souvent par « cinéma d’auteur à la française » dans le clivage critique franco-français, sous-entendre pseudo nouvelle vague intimiste, qui compense par le verbiage la pénurie de moyens.

    Bonello tranche en adoptant contrairement à la chronique contemporaine le repli dans l’hyper-représentation, la picturalité… En tout cas, c’est vrai que vu l’accueil quand même excessivement consensuel du film, cela ne fait pas de mal d’entendre des avis divergents. Il reste quand même le caractère très mondain du film (avec sa brochettes de cinéastes acteurs) et malgré tout, un peu de pose chez Bonello… Dans le genre, j’ai trouvé le « Black Swan », bien plus tartignole et ridicule mais il est vrai que les films fraient un peu dans les mêmes eaux, Aronofsky étant incroyablement premier degré, au risque d’une naïveté extrême là où Bonello, au contraire, est plus lettré et pervers. Tout ça remonte mais comme je découvre le blog aujourd’hui… Bon blog en tout cas

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