Archives mensuelles : avril 2014

Cobra : ‘Des Lieux Associatifs pour les Jeunes’

COBRA : ‘Des lieux associatifs pour les Jeunes‘ (Born Bad Records, BB059, 2014)

‘Quelles so-lu-tions aux pro-blèmes des jeunes d’au-jour-d’hui ?’

Robin Hardy : ‘The Wicker Man’ (1973)

Alors que j’étais en plein dans ma thématique de films autour d’histoires de disparitions d’enfants au Royaume-uni, v’là t’y pas que mon plus fin limier me débusque par hasard cet O.V.N.I. au statut de culte amplement mérité, que je ne peux que vous recommander à mon tour.

Afin d’enquêter sur la disparition d’une jeune fille, le sergent Neil Howie s’en va poursuivre ses investigations sur Summerisle, une île isolée des Highlands.

Il va y découvrir à ses dépends de mystérieux habitants aux rites étranges …

Vous en dire plus reviendrait déjà à spoiler ce film fantastique dans tous les sens du terme, encore considéré aujourd’hui comme un des meilleurs films britanniques jamais produits (96ème position sur 100 au classement du B.F.I.).

A noter une bande son exceptionnelle de Paul Giovanni, qui rapproche cet étrange objet de la comédie musicale.

Damon Albarn : ‘Everyday Robots’

Damon Albarn : ‘Everyday Robots‘ (Capitol, 2014)

Introspectif, mélancolique, sorte de recueil d’une mid-life crisis assumée : et si finalement ce premier album solo avait tout pour me plaire ?

Sans crier au chef-d’oeuvre, il me touche en tout cas, et me fait encore dire que j’aimerais bien avoir Damon comme voisin de pallier, pour aller de temps en temps discuter avec lui des choses de la vie au pub du coin.

‘We are everyday robots on our phones,
In the process of getting home.
Looking like standing stones,
Out there on our own’

Serge Leroy : ‘La Traque’ (1975)

‘Ils chassent aussi mal qu’ils boivent …’

(Encore un merci pour la découverte à celui qui fouille par derrière ; y’a toujours des retardataires !)

We used to call it Spring [Mixtape]

We used to call it Spring final

Histoire de rebooster la fréquentation de ce blog quelque peu délaissé je l’avoue dernièrement, je vous ai concocté vite fait une petite mixtape de Printemps, qui sort quelque peu de mes sentiers battus.

Enjoy !

Tracklisting : 

  1. Gigi Masin : ‘Talk to the sea’
  2. Fatima Al Qadiri : ‘Shanzhai (for Shanzhai Biennal)
  3. A/T/O/S : ‘Projects’
  4. Sam Prekop : ‘Showrooms’
  5. Thomas Dinger : ‘Für Dich’
  6. Millie & Andrea : ‘Temper Tantrum’
  7. Deadbeat and Paul St. Hilaire : ‘Under Cover’
  8. Crazy Bald Heads : ‘First Born’
  9. The Black Dog : ‘Bass Mantra’
  10. Violet Poison : ‘A1 (Aldebaran Alabrahamis Oxakindiss E.P)’
  11. Kallisti : ‘Dancefloor’
  12. Arthur Russell : ‘Another thought’

Back to Belfast

V/A ‘Good Vibrations – The Punk Singles Collection’ (Anagram Records 1994, Cherry Red Records 2014)

Cette compilation ressortie récemment sur Cherry Red Records offre un intéressant panel des singles Punk produits en Irlande du Nord à la fin des 70’s, et sortis sur le mythique label des Undertones, Good Vibrations (on attend d’ailleurs toujours en France une date de sortie pour le biopic).

Parmi ces singles, le pubère ‘Parents‘ par ‘The Idiots‘, hymne encore jubilatoire pour tout adolescent attardé qui se respecte.

See no Evil : The Moors Murderers

On continue notre petite thématique d’histoires sordides autour de disparitions d’enfants au Royaume-Uni, inaugurée ici dernièrement avec The Red Riding Trilogy, par ce téléfilm en deux parties relatant une des pages les plus sombres de l’histoire de Manchester, et du Royaume-Uni.

Cette histoire, on en a entendu parler la première fois à travers les paroles de Morrissey au détour de cette chanson, ‘Suffer little children‘, sur le premier album éponyme des  Smiths.

Il nous racontait là une histoire d’enfants disparus dans la plaine de Saddleworth Moor, Grand Manchester, entre 1963 et 1965, et de ce couple de monstres jugés coupables de la mort de cinq d’entre eux, que l’on surnomma de fait les ‘Moors Murderers, soit Ian Brady et Myra Hindley, le cauchemar incarné pour notre Moz et d’autres gosses de sa génération (‘Oh Manchester, so much to answer from …‘).

Histoire de mieux exorciser ses vieux démons, ce téléfilm fut diffusé originalement en 2006 sur ITV, soit quarante ans après les faits, bien que Ian Brady continue néanmoins toujours de hanter le pays.

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‘See no Evil’ nous raconte donc l’histoire de ce couple dont le cerveau malade, est interprété ici avec brio par le fantastique Sean Harris (déjà croisé dans la peau de Ian Curtis dans le ‘24 Hour Party People’ de Winterbottom).

La première partie qui focalise sur la personnalité du tueur et son influence sur son entourage est, par le jeu convaincant de cet acteur, particulièrement réussie.

La seconde partie est consacrée à la chute du couple puis sa condamnation, relatant scrupuleusement les faits de cette sombre histoire.

Le tout est un téléfilm qui se laisse particulièrement bien regarder.

Remerciements à Japanese Forms pour cette recommandation.