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See no Evil : The Moors Murderers

On continue notre petite thématique d’histoires sordides autour de disparitions d’enfants au Royaume-Uni, inaugurée ici dernièrement avec The Red Riding Trilogy, par ce téléfilm en deux parties relatant une des pages les plus sombres de l’histoire de Manchester, et du Royaume-Uni.

Cette histoire, on en a entendu parler la première fois à travers les paroles de Morrissey au détour de cette chanson, ‘Suffer little children‘, sur le premier album éponyme des  Smiths.

Il nous racontait là une histoire d’enfants disparus dans la plaine de Saddleworth Moor, Grand Manchester, entre 1963 et 1965, et de ce couple de monstres jugés coupables de la mort de cinq d’entre eux, que l’on surnomma de fait les ‘Moors Murderers, soit Ian Brady et Myra Hindley, le cauchemar incarné pour notre Moz et d’autres gosses de sa génération (‘Oh Manchester, so much to answer from …‘).

Histoire de mieux exorciser ses vieux démons, ce téléfilm fut diffusé originalement en 2006 sur ITV, soit quarante ans après les faits, bien que Ian Brady continue néanmoins toujours de hanter le pays.

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‘See no Evil’ nous raconte donc l’histoire de ce couple dont le cerveau malade, est interprété ici avec brio par le fantastique Sean Harris (déjà croisé dans la peau de Ian Curtis dans le ‘24 Hour Party People’ de Winterbottom).

La première partie qui focalise sur la personnalité du tueur et son influence sur son entourage est, par le jeu convaincant de cet acteur, particulièrement réussie.

La seconde partie est consacrée à la chute du couple puis sa condamnation, relatant scrupuleusement les faits de cette sombre histoire.

Le tout est un téléfilm qui se laisse particulièrement bien regarder.

Remerciements à Japanese Forms pour cette recommandation.

Fan un jour, fan toujours ?

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Bon, ok, d’accord, j’avoue : j’ai fini par craquer !!!

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Not Like Any Other Love

The Smiths : Not like any other love‘ Documentary (Culture Show, B.B.C., 2013)

When Moz was ‘The Last of the Famous International Playboys’

‘It was nice to be kissed repeatedly, In the hall that night there was a great aura of love & gentleness, All the people who came on stage treated me in a very gentle way. I wasn’t kicked, punched or dragged, Although they were very emotionally charged, I came away with no bruises’

Morrissey : ‘Wolverhampton Civic Hall, Thursday 22nd December 1988‘ (free entrance to anyone wearing a Smiths or a Morrissey T-shirt)

The Smiths : ‘The Pablo Cuckoo Tapes’

Pablo Cuckoo

Mike Joyce a en personne signalé ce bootleg sur Twitter alors qu’il pensait être le seul à avoir encore une cassette de ces démos.

9 titres enregistrés en 1983 sur un magnéto dans les locaux de Joe Moss, premier manager du groupe, et qui figureront quelques mois plus tard sur le premier album éponyme des Smiths.

Une petite page de l’histoire en somme.

Some Links are Better than Others

The Smiths : ‘The South Bank Show‘ T.V. Documentary 1987

(via Nick Kent)

A Girl Called Sandie

Sandie Shaw : ‘Hand in Glove‘ (Rough Trade, RTT130, 1984)

Sandie Shaw : ‘I don’t Owe You Anything‘ (Rough Trade, RTT130, 1984)

Sandie Shaw :’Jeane‘ (Rough Trade, RTT130, 1984)

Crybaby : ‘Crybaby’

Crybaby : ‘Crybaby‘ (Helium Records, 2012)

Avec ce pseudo rigoureusement choisi, Danny Coughlan, aka Crybaby, ne trompe pas et se place d’emblée dans la catégorie des nostalgiques des 50’s.

Il ne faut en effet pas se fier aux apparences physiques souvent trompeuses, qui font que ce garçon évoquerait plutôt un Moby qui se serait mis au folk qu’un Elvis des années 00.

Le Rock’n’Roll, c’est avant tout dans la peau, et ce n’est pas parce que Mère Nature ne nous a pas gratifiés d’une chevelure dont la nature est propre à se soumettre à la coiffure du King, que l’on n’a pas pour autant un ‘coeur de rockeur‘ (salut à toi, Julien !).

Ainsi donc, et pour clôre cette petite parenthèse capillaire, ce garçon remporte avant toute écoute ma plus profonde sympathie.

Musicalement, le premier album de ce nouveau crooner à tendance romantico-dépressive évoque à la fois les ballades sirupeuses taillées pour coeurs brisés du Big O., Richard Hawley pour la même nostalgie de ces friandises tutti-frutti, ou inévitablement Morrissey, dont l’influence pourrait même tourner au vulgaire plagiat si elle n’était pas plutôt finement digérée (des titres tels ce ‘I cherish the heartbreak more than the lover that I lost‘ ou encore, certains effets de voix).

D’ailleurs, je soupçonne fortement ce dernier de s’être enfin décidé à prendre sa retraite suite à l’écoute de cet album plutôt prometteur.

Crybaby : ‘I Cherish the Heartbreak More Than The One That I Lost

Crybaby : ‘When The Lights Go Out

Everyday is like Sunday

Morrissey : ‘Everyday is like Sunday

 

Anti-Maggie Songs

Alors qu’elle est actuellement un peu magnifiée sur nos écrans par l’incarnation faite par Meryl Streep dans le biopic qui lui est consacré, souvenons-nous le temps de quelques chansons ce que cette peau de vache de Margaret Thatcher inspira à certains de ses contemporains.

CRASS : ‘How Does It Feel (to be the mother of a thousand dead) ?

The Exploited : ‘Maggie You Cunt

Anti-Pasti : ‘No Government

Notsensibles : ‘I’m in love with Margaret Thatcher

The Larks : ‘Maggie Maggie Maggie (Out Out Out)

Elvis Costello : ‘Tramp The Dirt Down

Robert Wyatt : ‘Shipbuilding

Billy Bragg : ‘Thatcherites

The Beat : ‘Stand Down Margaret

The Specials : ‘Ghost Town

McCarthy : ‘Red Sleeping Beauty

Hefner : ‘The Day That Thatcher Dies

The The : ‘Heartland

Fine Young Cannibals : ‘Blue

Morrissey : ‘Margaret On The Guillotine