Archives mensuelles : septembre 2011

The Drugs don’t Work

The War on Drugs : ‘Slave Ambient’ (Secretly Canadian)

Du bon ‘rock’ indé américain, taillé pour les highways et les autoradios.

Gare aux lignes droites cependant, car la fâtigue finit tout de même assez vite par nous gagner !


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Atlas Sound : Parallax

Un nouvel album d’annoncé pour le prolifique Bradford Cox, sous son projet solo Atlas Sound.

‘Parallax’, son troisième L.P., sortira le 8 novembre prochain sur 4AD, qui nous offre d’ores et déjà trois titres en écoute pour nous faire patienter.

A en croire la pochette, et ce ‘Te Amo’ pas vraiment convaincant, on peut tout de même redouter que cette voix en retrait, qui faisait tout le charme de cette frêle chrysalide, ne finisse par se muer en un timbre un peu trop affirmé d’un apprenti- crooner au costume mal taillé.

Atlas Sound : Terra Incognita

Atlas Sound : Te Amo

Atlas Sound : Oh Ricky

Atlas Sound : ‘Parallax’ (4AD) – Sortie le 8 novembre 2011

http://4ad.com/parallax/

http://deerhuntertheband.blogspot.com/

Indian Summer

Glenn Miller (1942)

Lee Hazlewood & Nancy Sinatra (1976)

Beat Happening (1988)

Captain America (1992) – (Beat Happening Cover)

Spectrum (1994) – (Beat Happening Cover)

Die & Clipz (2008)

Veronica Falls : ‘Veronica Falls’ (Slumberland Records/Bella Union)

Encore un nouvel album d’enfants des Pastels, qui souhaitent ranimer le flambeau de la scène C86.

Tout y est : coupes au bol, riffs de guitares et tambourins en avant, coeurs garçons/filles et paroles naïves sur les tourments de l’adolescence (‘I’ve got a bad feeling, it’s not going away’), de la twee pop quoi !

Ce n’est évidemment pas pour me déplaire, d’autant plus que contrairement à leurs consorts de The Pain of Being Pure at Heart ou autres Wild Nothing, les membres de Veronica Falls sont originaires de Glasgow et Londres, et cette filiation là ne s’invente pas !

Veronica Falls : ‘Veronica Falls’ (Slumberland Records/Bella Union)

Pleins feux sur Blutch

Nous ne sommes pas prêts d’en finir avec le cinéma, pas plus qu’avec Blutch d’ailleurs, suite à la lecture de ce merveilleux ouvrage, qui  nous confirme une nouvelle fois non seulement son talent de dessinateur, mais aussi de narrateur.

Mêlant subtilement pensées autobiographiques et références cinématographiques, le Grand Christian aurait plutôt tendance à nous inciter avec cette oeuvre à reprendre illico un abonnement pour les salles obscures du quartier Latin.


Blutch : ‘Pour en finir avec le cinéma’ (Dargaud).

En complément de cette jouissive lecture, les inconditionnels se précipiteront à son exposition à la galerie Martel, présentant certaines planches originales de cette B.D., ainsi que d’autres travaux, tout aussi talentueux.

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J’ai pour ma part été littéralement subjugué par la beauté des dessins originaux au pastel et crayons de couleurs, tirés de ‘La Beauté’ justement, cet autre chef-d’oeuvre que l’on lui connait.

Exposition Blutch
Galerie Martel
17, rue Martel
75010 Paris
Mardi > Samedi
14h30 > 19h30

http://www.galeriemartel.com/

Mike Nichols : ‘Who’s afraid of Virginia Woolf ?’

Il y a des livres ou des films que l’on se réserve précieusement, car comme pour les bons vins, on attend le moment opportun pour les déguster.

‘Who’s afraid of Virginia Woolf’, premier film de Mike Nichols, fait pour moi parti de ceux-là.

Dans de telles circonstances, on espère patiemment que l’objet tant convoité épousera parfaitement le fantasme que l’on s’est construit autour de lui, repoussant toujours le moment opportun où l’on sera le plus réceptif à cette oeuvre.

De ce film, je ne connaissais jusqu’à présent que la somptueuse bande originale orchestrée par Alex North, où j’avais déjà pu entrevoir l’âpreté des dialogues entre Georges et Martha, entre des nappes de cordes et des arpèges à vous faire tomber.

A l’écran, le résultat ne s’en avère que plus sidérant !

Le jeu des comédiens vous emportent littéralement, particulièrement le couple Elizabeth Taylor/Richard Burton, qui s’en donnent à coeur joie dans cette métaphore de leur propre déchéance.

Un grand classique, à voir absolument.

Mike Nichols : ‘Who’s afraid of Virginia Wollf ?’ (1966)

Out of scene

R.E.M. vient d’annoncer sa séparation après 31 ans de carrière, et l’on se doit d’accueillir cela comme une bonne nouvelle.

Malgré son succès commercial, voilà enfin un groupe qui aura su garder son intégrité jusqu’au bout, en sachant tirer sa révérence au bon moment.

« Un homme avisé a déclaré un jour : « le talent, quand on est à une soirée, c’est de savoir quand partir ». Nous avons construit ensemble quelque chose d’extraordinaire. Nous l’avons fait. Et maintenant, nous allons le laisser. J’espère que nos fans se rendent compte que cela n’a pas été une décision facile. Mais tout a une fin et nous voulons le faire comme il faut, à notre manière. Cela a été extraordinaire ». Michael Stipe